
À l’invitation des gouvernements de la Fédération de Russie et du gouvernement de la République de Biélorussie, le vice-président chinois Han Zheng se rendra en Russie du 4 au 8 juin pour participer au 29e Forum économique international de Saint-Pétersbourg et effectuer une visite en Biélorussie.
CCTV : Vous venez d’annoncer que le vice-président Han Zheng se rendra en Russie pour participer au 29e Forum économique international de Saint-Pétersbourg et effectuer une visite en Biélorussie. Pourriez-vous nous en dire plus sur le contexte, le programme et les attentes de la Chine concernant cette visite ?
Mao Ning : Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg est une plateforme importante pour les discussions sur la gouvernance économique mondiale et la recherche d’un consensus en matière de coopération internationale. Le thème du forum de cette année est « Dialogue pragmatique : la voie vers un avenir stable », ce qui est tout à fait pertinent. Le vice-président Han Zheng participera au forum et rencontrera les dirigeants russes. La Chine se réjouit de travailler avec les autres participants pour renforcer la communication, approfondir la confiance mutuelle, pratiquer le multilatéralisme et construire un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable. La Chine est également disposée à travailler avec la Russie pour mettre en œuvre le consensus important conclu lors de la rencontre entre les chefs d’État des deux pays en mai et promouvoir le développement de haut niveau du partenariat de coordination stratégique global entre la Chine et la Russie à l’ère nouvelle.
La Chine et la Biélorussie sont des partenaires stratégiques globaux de tout temps. Ces dernières années, sous la direction stratégique des deux chefs d’État, les relations sino-biélorusses se sont maintenues à un niveau élevé. Les deux parties ont constamment consolidé leur confiance politique mutuelle, mené une coopération pragmatique fructueuse et renforcé les échanges humains et culturels. Au cours de sa visite en Biélorussie, le vice-président Han Zheng échangera ses points de vue avec les dirigeants biélorusses sur les relations bilatérales et les questions d’intérêt commun. La Chine est prête à travailler avec la Biélorussie, en suivant l’orientation fondamentale du consensus important atteint par les chefs d’État des deux pays, pour renforcer la communication stratégique et approfondir la coopération mutuellement bénéfique afin de faire progresser continuellement les relations bilatérales d’un niveau élevé et d’apporter plus d’avantages aux deux peuples.
Shenzhen TV : Le 31 mai, en réponse aux déclarations du porte-parole du ministère des Affaires étrangères concernant l’annonce par le Japon et les Philippines de pourparlers sur la délimitation maritime, le « département des affaires étrangères » de Taiwan a salué la décision du Japon et des Philippines, et a remis en cause les droits souverains de la partie continentale de la Chine sur les eaux concernées. Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Mao Ning : La Chine a clairement exprimé sa position concernant les pourparlers sur la délimitation maritime annoncés entre le Japon et les Philippines. Je tiens à réaffirmer que la zone concernée par les pourparlers prévus se situe à l’est de l’île chinoise de Taiwan. Conformément au droit interne chinois et au droit international, y compris la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), la Chine dispose d’une zone économique exclusive et d’un plateau continental dans cette zone. Selon la CNUDM, la délimitation de la zone économique exclusive et du plateau continental entre États ayant des côtes opposées ou adjacentes doit être effectuée par les pays concernés d’un commun accord, sur la base de l’équité. Toute négociation sur la délimitation des eaux situées à l’est de Taiwan ne peut être menée sans la participation de la Chine. La tentative du Japon et des Philippines de contourner la Chine et d’entamer arbitrairement les soi-disant pourparlers sur la délimitation maritime constitue une grave violation de la CNUDM ainsi que d’autres lois internationales et normes fondamentales régissant les relations internationales. Elle porte également gravement atteinte aux droits et intérêts maritimes de la Chine. La Chine ne le permettra pas.
Les deux rives du détroit de Taiwan appartiennent à une seule et même Chine. La défense de la souveraineté nationale et des droits et intérêts maritimes est la responsabilité commune de tous les Chinois des deux côtés du détroit. Les autorités du Parti démocrate progressiste (PDP), dans leur quête de gains politiques égoïstes, sont allées jusqu’à mettre en vente les intérêts généraux de la nation chinoise. Il s’agit d’un geste qui trahit les ancêtres et enfreint toutes les limites morales. Cela montre une fois de plus que les forces sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan » ont complètement renoncé à la position nationale et sont devenues de véritables traîtres à la nation. Ce qui les attend, c’est le mépris des Chinois des deux côtés du détroit et le jugement de l’histoire.
Nippon TV : Cheng Li-wen est en visite aux États-Unis. Le ministère des Affaires étrangères a-t-il un commentaire à faire à ce sujet ?
Mao Ning : Les questions relatives aux échanges extérieurs de la région chinoise de Taiwan doivent être traitées conformément au principe d’une seule Chine.

China Daily : Selon certaines informations, le ministre philippin de la Défense, Gilberto Teodoro a déclaré lors du Dialogue de Shangri-La que la Chine avait certes fourni aux Philippines des engrais et du carburant, mais qu’elle n’avait pas fait preuve de bonne foi à long terme. Il a ajouté qu’il s’agissait en réalité d’un déguisement et d’une tromperie. Il a ajouté que, quelle que soit la manière dont la Chine tente d’embellir son aide aux Philippines, cela ne servirait à rien et ne changera en rien la perception de Manille sur la Chine. Il a également déclaré que les Philippines étaient confrontées à une grave menace de la part de la Chine, tant sur le plan territorial que politique. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : Ce ministre philippin de la Défense a tenu à plusieurs reprises des propos fallacieux concernant la Chine. Ses dernières déclarations, que vous avez mentionnées, montrent une fois de plus son mépris total pour le bien-être du peuple philippin et son manque de reconnaissance envers la bienveillance. Tout ce qui l’intéresse, ce sont ses gains personnels égoïstes, au point qu’il n’hésite pas à se livrer à des manœuvres politiques même lorsque le bien-être de la population est en jeu. Ses agissements nuisent gravement aux relations et à la confiance entre la Chine et les Philippines, et ne servent en rien les intérêts de son propre pays et de son peuple. La partie philippine doit procéder à un examen de conscience approfondi : si l’on laisse des personnes comme lui faire ce qu’elles veulent, comment la Chine pourra-t-elle continuer à fournir des approvisionnements et de l’aide aux Philippines ? Qui devra en payer le prix ? Qui verra ses intérêts mis en péril ?
Le dirigeant des Philippines a exprimé à plusieurs reprises sa volonté de gérer de manière appropriée les différends avec la Chine et d’apaiser les tensions dans les relations bilatérales. Nous espérons que la partie philippine joindra le geste à la parole, veillera à ce que les discours et le comportement des responsables soient cohérents et ne laissera pas certains fomentateurs compromettre sans cesse les efforts des deux parties pour stabiliser leurs relations.
Nippon TV : Selon certaines informations, la République populaire démocratique de Corée (RPDC) semblerait se préparer à la visite du dirigeant chinois. Le ministère des Affaires étrangères peut-il fournir des informations à ce sujet ?
Mao Ning : Je n’ai rien à communiquer à ce sujet.
Agence de presse Xinhua : Récemment, Sanae Takaichi a publié sur les réseaux sociaux que la révision des trois principes relatifs au transfert d’équipements et de technologies de défense vise essentiellement à renforcer la dissuasion au nom de la « défense » et à prévenir les conflits avant qu’ils ne surviennent, dans un contexte sécuritaire des plus graves depuis la fin de la guerre. La semaine dernière, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a publiquement salué cette initiative japonaise et a déclaré qu’il soutenait l’élargissement de la coopération militaire du Japon. Dans la communauté internationale, certains estiment que le Japon renforce ses capacités de défense pour contrer et contenir la Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Mao Ning : Faire du tapage autour de soi-disant menaces pour justifier un renforcement militaire et les préparatifs de guerre est une tactique de prédilection du militarisme japonais. Comme le stipulent explicitement des instruments internationaux tels que la Déclaration de Potsdam, le Japon est tenu, en vertu du droit international, d’être « complètement désarmé » et de ne pas maintenir d’industries qui lui permettraient de se réarmer en vue d’une guerre. Le Japon, cependant, a levé l’interdiction d’exporter des armes létales, a renforcé l’industrie militaire et s’est rapidement orienté vers des politiques de sécurité et de défense axées sur l’offensive. Ces manœuvres dangereuses présentent une ressemblance alarmante avec les préparatifs de guerre entrepris par le militarisme japonais avant la Seconde Guerre mondiale. L’histoire a enseigné au monde une leçon douloureuse sur l’apaisement et la tolérance du militarisme. Les précédents historiques sont là pour nous mettre en garde. Une fois cette boîte de Pandore ouverte, personne ne pourra rester indemne et ceux qui nourrissent le tigre finiront par en subir les conséquences.
